Montoir multivrac : une large palette

L’énergie en moteur

Exploité par Elengy, filiale d'Engie (ex GDF-Suez), le terminal méthanier de Montoir de Bretagne, construit en 1980, est l'un des plus importants d’Europe, avec une capacité de stockage de 6 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) et une capacité de gazéification de 10,5 milliards de m3. Le groupe a de plus implanté localement en 2010 une centrale de production électrique au gaz à cycle combiné (435 mégawatts).

L'industriel investit en permanence pour optimiser les performances techniques du site et de ses 2 postes à quai. Il a installé un service de chargement de poids lourds, s'est adapté pour pouvoir accueillir de grands navires de type Q‐Flex (capacité 216 000 m3 - tirant d'eau 12 m) et Q‐Max (266 000 m3)... et prévoit d'investir en 2016 et 2017 pour la refonte de l’appontement amont et le renforcement du circuit de déchargement.

L'objectif est d'accélérer le transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) entre deux navires sans passer par les cuves de stockage à terre. Une ambition de performance qui permettra de diversifier les provenances du gaz : Nigeria, Norvège, Algérie ou demain Russie, à travers le projet Yamal alimenté par des navires brise‐glace transitant par la route maritime arctique.

C’est aussi à partir de Montoir de Bretagne que le charbon importé est transporté par voie fluviale vers la centrale thermique EDF de Cordemais.

Leader sur l’alimentation animale

Nantes Saint-Nazaire est un port leader en France pour les aliments du bétail, recevant une grande part des importations françaises de matières premières entrant dans leur fabrication : tourteaux de soja principalement et de colza, sous-produits de la trituration d’oléagineux. Le grand Ouest est en effet la première région d’élevage d’Europe (porcins, bovins…). Pour les produits d'origine lointaine (Inde, Brésil, Argentine), Montoir de-Bretagne est au premier rang national, avec une part de marché largement majoritaire.

La performance du site tient également à son organisation (deux postes dédiés et des circuits permettant la séparation et la traçabilité des matières), à ses équipes spécialisées et à ses équipements : grues, engins de déchargement continu, plus de 8 km de bandes transporteuses, tours de distribution et de pesage, 70 000 m2 de magasins… De plus, les industriels y ont engagé de grands efforts de massification, de traçabilité et même de conteneurisation.

Le groupe Cargill a installé localement une usine de trituration de colza (capacité de traitement : 600 000 tonnes par an). L’huile produite approvisionne l’usine de biocarburant Diester Atlantique de Montoir-de-Bretagne et l’industrie agroalimentaire.

Les vracs industriels, agricoles, BTP…


L'opérateur du terminal a choisi d'investir dans la durée pour développer la compétitivité. Un premier investissement a eu lieu en 2013 avec l'acquisition d'une grue de forte capacité afin d'accompagner le développement de l'activité conventionnelle et vrac. Vracs liquides ou solides, de nombreux produits agricoles et agroalimentaires sont en effet traités sur le site de Montoir. Il peut s’agir d’exportation (céréales, engrais) ou d’importation (tourbe, ammoniac, mélasse…), en particulier de composants nécessaires à l’activité de production d’engrais de l’usine Yara France.

Le terminal joue un rôle majeur pour l’importation de matériaux de construction : bentonite, clinker, ciment… Une ligne dédiée au déchargement continu de ciment y est d'ailleurs opérationnelle, permettant d'éviter tout risque de contamination croisée avec les autres produits, principalement agroalimentaires. Parmi les acteurs industriels présents localement, les leaders du secteur et notamment Kercim, racheté par Eqiom… Le site de Montoir permet également l’exportation du gypse produit par le dispositif de désulfuration des fumées de la centrale de Cordemais.