Ecologie industrielle : où en est-on ?

Après un petit moment de silence, nous avons souhaité, en cette rentrée, vous proposer un petit tour d’horizon des avancées de la démarche d’écologie industrielle sur la zone industrialo-portuaire de Saint-Nazaire à Donges. Réseau de chaleur industrialo-urbain, réseau électrique intelligent (SmartGrid), collecte mutualisée des déchets et station de Gaz Naturel Véhicule sur la zone... on vous dit tout.

Commençons par le réseau de chaleur… Il s’agit d’un système de distribution de chaleur produite de façon décentralisée permettant de desservir plusieurs usagers. Concrètement ? La chaleur est transportée dans un réseau dit "primaire" qui permet, grâce à des sous-stations constituées d'échangeurs thermiques, d'alimenter en chaleur le réseau "secondaire" des bâtiments et unités de production. Ces réseaux présentent des avantages : un prix de l'énergie stable et compétitif, la libération d’espace dans les entreprises par l'enlèvement des chaufferies, la baisse des coûts de maintenance… Un réseau de chaleur industrialo-urbain serait possible, reliant la ville de Saint-Nazaire et les zones industrialo-portuaires de Saint-Nazaire et de Montoir de Bretagne. Une étude technico-économique sur la création d'un tel réseau est actuellement en cours. La restitution de l'étude globale est attendue pour début 2019.
 

Réseau de Chaleur Urbain (CEREMA™)


L’amorce d’une étude sur les SmartGrids

Le "SmartGrid" ou encore Réseau Electrique Intelligent consiste à connaître avec précision les flux d'énergie électriques qui entrent (consommations) et sortent (productions) d'une zone donnée. La réflexion est  similaire au réseau de chaleur : sur un périmètre défini, il existe des producteurs et des consommateurs. L'intérêt ? Comme pour la chaleur, il est possible de relier ces utilisateurs à travers le réseau électrique. Les  avantages identifiés sont : un stockage de l'énergie mieux identifiable par la connaissance des productions intermittentes en énergie renouvelable (Enr), des productions Enr plus faciles à intégrer,  un réseau soulagé par le développement de l'autoconsommation, des pics de consommation écrêtés, un prix de l'électricité stabilisé… Une étude d'opportunité sera lancée sur ce sujet en fin d'année 2018.

Le Gaz Naturel Véhicule, à quand sur la zone ?

Le Gaz Naturel Véhicule (GNV) est un carburant alternatif aux produits pétroliers. Composé à 95% de méthane, il est identique au gaz naturel utilisé pour le chauffage et la cuisson. Il permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre : entre 7% et 15% pour le GNV et de près de 80% pour le bioGNV. Les émissions de polluants atmosphériques sont quasi nulles pour les particules fines et fortement réduites pour les NOx. Des investisseurs ont manifesté leur intérêt sur la création d’une station GNV au pied du pont de Saint-Nazaire. Un coup de pouce est arrivé sur cette problématique afin de sécuriser le modèle économique d’un éventuel investisseur : l’Appel À Projet (AAP) « GNV/bioGNV » de l’ADEME qui subventionne l’achat de véhicule GNV. Le Sydela a répondu à cet AAP le 6 juillet dernier. Les résultats vous seront communiqués fin 2018.

Une collecte mutualisée des déchets déjà en place

L'un des objectifs de la démarche d'écologie industrielle est de mutualiser les services ou de développer des synergies sur la gestion des déchets. Les deux premières actions mises en place portent sur la collecte mutualisée des déchets dangereux et sur l'entretien des dispositifs de prétraitement des eaux de voirie. Des tarifs préférentiels ont été négociés avec des partenaires sur ces deux prestations.