Nantes Saint-Nazaire Port Le magazine n°97

10 NANTES SAINT-NAZAIRE PORT LE MAGAZINE - N°98 - janvier 2020 POUR RESPECTER SES ENGAGEMENTS À PROTÉGER LA FORÊT BRÉSILIENNE, LE GROUPE BUNGE S’ASSOCIE AVEC DES ONG SUR PLACE. La multinationale Bunge est un acteur incon- tournable du commerce international de produits agricoles. Elle fait partie du club surnommé ABCD compagnies avec Archer Daniels Midlands, Car- gill, Cofco et le Groupe Louis-Dreyfus auquel il convient d’ajouter aujourd’hui le groupe chinois Cofco. Il s’agit du premier triturateur au monde. Basée à Saint-Nazaire, Bunge France est principa- lement axée sur le négoce. À ce titre, l’entreprise est particulièrement exposée aux questions liées à la déforestation dans les pays producteurs. “Cet aspect concerne toutes les cultures, mais il est vrai que le soja est particulièrement dans le colli- mateur en ce moment", reconnaît Yvon Pennors, Directeur de Bunge France. En 2006, Bunge a signé le soy moratorium qui stipule que les signataires Groupe Bunge Des initiatives pour un soja “responsable” LE GRAND OUEST EN MOUVEMENT F I L I È R E s’engagent à ne pas sourcer de denrées agricoles produites sur des terres défrichées en Amazonie (Amazon Biome) après 2008. À compter de 2015, Bunge a entamé une démarche plus globale afin de lutter contre la déforestation sur les zones dites sensibles allant du Brésil (Cerrado) à l’Argentine (Chaco, Tucuman). L’objectif poursuivi et affiché est de parvenir à un sourcing respectant le "zéro déforesta- tion" au plus tard en 2025. Cette démarche est délicate car nous ne sommes pas producteurs. Nous pouvons donner des tendances, mais nous ne pouvons rien imposer aux producteurs.” DES PRÊTS CONTRE LA DÉFORESTATION Pour sourcer et contrôler les productions, Bunge s’appuie sur un système satellitaire et incite les producteurs à travailler sur des zones déjà ouvertes à la culture. Un programme d’aide aux agriculteurs a été lancé en collaboration avec l’ONG The Nature Conservancy et la banque San- tander pour accorder des prêts à long terme aux agriculteurs, principalement au Brésil. Ces prêts sont alloués en échange de l’engagement à ne pas déforester davantage et à apporter des amen- dements calcaires ainsi que des engrais de fond (potasse, phosphate) sur les zones déjà ouvertes et donc réduire l’extension des zones cultivées. “Aujourd’hui, les exigences des consommateurs évoluent, souligne Yvon Pennors. Et parmi elles, la question des OGM se pose de façon prégnante. En France, seuls 15 à 17 % du soja importé sont non- OGM. Les agriculteurs ou les fabricants d’aliments qui veulent éviter les OGM peuvent s’approvisionner en soja non-OGM, mais aussi utiliser des tourteaux de colza ou de tournesol. Cependant, malgré la baisse d’utilisation du tourteau de soja constatée ces dernières années, je pense que la France va continuer à en importer un tonnage minimum. Ses qualités nutritionnelles sont indispensables dans les formulations, en particulier pour les volailles et les animaux en début de croissance.” ■ Les qualités nutritionnelles du soja sont indispensables dans les formulations, en particulier pour les volailles et les animaux en début de croissance. En 2006, Bunge a signé le soy moratorium qui dispose que les signataires s’engagent à ne pas sourcer de denrées agricoles produites sur des terres défrichées en Amazonie. © Aja Koska © Mailson Pignata

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