Nantes Saint-Nazaire Port Le magazine n°95

NANTES SAINT-NAZAIRE PORT LE MAGAZINE - N°95 - janvier 2019 DE NANTES À SAINT-NAZAIRE P O R T R A I T S 20 LAURENCE BEURTON Directrice des ressources humaines de Nantes Saint-Nazaire Port ÉLISABETH CABUS-BORDRON Directrice du Groupement de Main d’œuvre Portuaire © GMOP Après une carrière de presque 25 ans, Laurence Beurton souhaite aborder ses nouvelles responsabilités de Directrice des ressources humaines de Nantes Saint-Nazaire Port en toute modestie. Mère de deux grandes filles étudiantes, Laurence Beurton rejoint ici des rivages où elle a tissé des souvenirs d’enfance lors de vacances familiales… mais admet découvrir en même temps un nouvel univers professionnel. Diplômée d’une maîtrise de sociologie et d’un DESS d’administration des entreprises qu'elle a complétés par la formation Mastère en Management Européen des Ressources Humaines de l’ESC de Clermont‐ Ferrand, Laurence Beurton a effectué la quasi-totalité de son parcours dans l’industrie métallurgique. Elle a ainsi exercé des fonctions de direction de ressources humaines et des relations sociales au sein de plusieurs entreprises du Groupe ArcelorMittal dans différentes régions. "Je souhaite découvrir l’univers portuaire sans idée préconçue, avec une grande attention aux spécificités et aux rythmes des personnes de l’entreprise et de l’univers portuaire dans son ensemble. Le respect est une valeur qui me guide dans ma vie personnelle et professionnelle. Partager et apporter ma contribution au développement de Nantes Saint-Nazaire Port m'importent tout particulièrement." Laurence Beurton assure, forte d’une expérience qui l’a conduite à mener de nombreuses missions d’accompagnement du changement dans différents domaines, que le dialogue social est une approche à privilégier… s’affirmant en pleine continuité de Francis Bertrand, à qui elle succède et qu’elle tient à saluer. "Ma conviction est qu’il convient de guider une embarcation en tenant compte de son environnement. La conduite de projet d'entreprise naît d'une dynamique conciliant le social et l’économique pour permettre un développement en sécurité et dans une logique de progrès continu. Des projets que Nantes Saint-Nazaire Port ne manquera pas de mener dans les années à venir, qu’il s’agisse de projets économiques, de RSE par exemple, ou encore de programmes collaboratifs à déployer avec tous ses partenaires." Passionnée d’écriture, qu’elle pratique en amateure et avec un vrai goût pour les thèmes et les métaphores maritimes, Laurence Beurton est heureuse de la page blanche qui s’ouvre devant elle, bien décidée à "aller au-delà de la brume ou des tempêtes, adaptation, ancrage et mouvement, vers un cap de navigation collective". L'été dernier, elle concourrait en amateur à la régate mondiale de J80 (petits voiliers monotypes) aux Sables-d'Olonne... Élisabeth Cabus-Bordron est une "passionnée de la mer" , et c'est ce qui l'a, en premier lieu, motivée à intégrer le groupement de main d’œuvre portuaire (GMOP) en septembre. "Pendant la première partie de ma carrière, elle m'a beaucoup manqué" , sourit celle qui a travaillé 15 ans en région parisienne (au siège social de Veolia, comme juriste d’affaires auprès des Grands comptes Collectivités locales et Industriels puis directrice clientèle) avant de revenir dans son Ouest natal (Angers, 1970). D'abord pour diriger la société familiale de maîtrise d'œuvre en bâtiment, puis pour prendre la direction du Fongecif (Fonds de Gestion des Congés Individuels de Formation) Pays de la Loire. "Cette expérience a certainement été décisive dans ma nomination à la direction du GMOP. Elle a montré ma capacité à gérer des personnels sous statuts, largement syndiqués dans une structure à gouvernance collégiale" , confie-t-elle. En tant que directrice du GMOP, Élisabeth Cabus-Bordron se retrouve à la tête d'un groupement d'une centaine de conducteurs et techniciens de maintenance d'engins de manutention (grues, portiques…) sur les sites de Nantes, Saint-Nazaire et Montoir. "C'est un milieu avec beaucoup de confrontation, assez compliqué en termes de conjoncture économique et avec une histoire sociale forte. Mon ambition est de lui insuffler une dynamique de changement, pour que chacun trouve sa place dans un grand projet portuaire global." Première étape : aller à la rencontre des travailleurs, dans des métiers où l'alternance des chargements et déchargements de marchandises laisse peu de temps au dialogue... "Les premiers contacts sont très bons, même si je sais que la tâche sera rude et que c'est un travail qui nécessite beaucoup d'énergie pour des succès non assurés." Mais la juriste de formation reste optimiste : "J'ai découvert des gens qui sont passionnés par leurs métiers, avec beaucoup de gestes, de postures expertes, attachés à un certain esprit collectif" . Elle espère, en parallèle, participer à une autre évolution : "J’aimerais qu'il y ait plus de femmes dans le secteur portuaire. On est pour l'heure loin du compte, mais je constate que des efforts sont faits dans ce sens" .

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