Nantes Saint-Nazaire Port Le magazine n°95

NANTES SAINT-NAZAIRE PORT LE MAGAZINE - N°95 - janvier 2019 12 Union InVivo Un nouveau silo pour de nouvelles perspectives Aujourd’hui, au-delà d’une certaine taille de navire, Union InVivo doit segmenter ses chargements. Une partie s’effectue à Nantes et le reste à Montoir de Bretagne. L’entreprise vient de lancer un projet de nouveau silo pour pouvoir modifier en profondeur sa propre organisation. Ce silo vertical sera composé de cinq cellules métalliques pour une capacité totale de 15 000 tonnes. Il prendra place dans le prolongement de l’actuel, auquel il sera directement connecté. "Aujourd’hui, lorsque nous accueillons un bateau de 30 000 tonnes, nous chargeons environ 20 000 tonnes à Nantes, puis les 10 000 autres à Montoir , explique Stéphane Garcia, Directeur d’exploitation d’Union InVivo. Avec ce nouvel outil, nous ne mobiliserons plus qu’un seul quai, tout en limitant les mouvements de navires. Les marchés ont changé et la taille des bateaux a augmenté. Nous devons donc nous adapter pour les recevoir à moindre coût." LIBÉRER DE L’ESPACE DE STOCKAGE Les responsables d’Union InVivo espèrent obtenir UNION INVIVO SE LANCE DANS LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU SILO DE 15 000 TONNES SUR SON SITE DE MONTOIR DE BRETAGNE. CETTE AUGMENTATION DE SA CAPACITÉ DE STOCKAGE EST AU CŒUR D’UNE RÉORGANISATION PLUS GLOBALE. les autorisations de la DREAL des Pays de la Loire ainsi que le permis de construire au printemps 2019. La construction devrait ensuite durer entre un an et un an et demi pour une mise en service prévue dans le courant de l’année 2020. Cette construction devrait permettre de revoir la répartition des activités entre Nantes et Montoir de Bretagne. Nantes conserverait le marché des caboteurs et pourrait développer l’importation de céréales bio, qui nécessitent un stockage et une manutention dédiés. "À Montoir, nous disposons également d’un magasin à plat de 10 000 tonnes, ajoute Stéphane Garcia. Ce dernier pourrait être utilisé pour stocker des tourteaux de soja, voire des graines de colza ou de tournesol. Aujourd’hui, les capacités du port de Montoir sont saturées. Ce nouveau silo va libérer de l’espace pour des produits qu’on ne peut pas forcément accepter aujourd’hui. Ce qui nous permettra de répondre aux besoins ponctuels de nos filières céréalières et de l’industrie agroalimentaire locale." ■ TROIS MARCHÉS MAJEURS Aujourd’hui, Union InVivo exporte surtout du blé, ainsi que des orges fourragères. Ses destinations principales sont l’Algérie, Cuba et l’Afrique de l’Ouest, opérées par des navires de 25 000 à 30 000 tonnes. L’entreprise livre aussi des clients historiques au Portugal avec des bateaux de moindre capacité (entre 3 000 et 6 000 tonnes). DE NANTES À SAINT-NAZAIRE D É V E L O P P E M E N T Photo-montage de la création du nouveau silo InVivo dans le prolongement de l'existant. InVivo segmente ses chargements de marchandises en deux temps, un premier au terminal céréalier de Nantes, le second au terminal multivrac de Montoir de Bretagne. © InVivo

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