Nantes Saint-Nazaire Port Le magazine n°95

LE GRAND OUEST EN MOUVEMENT F I L I È R E 6 NANTES SAINT-NAZAIRE PORT LE MAGAZINE - N°92 - janvier 2018 10 5 9 La société allemande Enercon, cinquième produc- teur mondial d’éoliennes terrestres, qui célèbre cette année ses 15 ans en France, se veut ver- tueuse, jusque dans sa logistique. Elle a installé ses sites de production à proximité de nœuds de transports stratégiques pour favoriser le chemin de fer quand c’est possible. Pour le transport maritime, Enercon possède sa propre régie. L’entre- prise coordonne ses transports sans faire appel à des commissionnaires extérieurs. Elle possède même son propre navire pour livrer ses produits partout dans le monde. "Le E-ship 1 fonctionne en partie grâce à l’énergie éolienne, souligne Yoann Payelleville, Respon- sable commercial d’Enercon pour l’Ouest. Avec ses quatre mâts de 27 mètres de haut, abritant des turbovoiles, le navire à propulsion mixte éco- nomise jusqu’à 15 % de carburant." Le E-ship 1 décharge régulièrement ses colis sur les ports de Brest, de La Rochelle ou de Montoir de Bretagne, qui constituent les trois portes d’entrée pour le grand Ouest. 50 ÉOLIENNES PAR AN DANS L’OUEST Enercon a choisi les Sorinières, au sud de Nantes, pour y installer son siège régional. Deux entités y cohabitent : Enercon GmbH, chargée de la partie commerciale et du suivi de projet, et Enercon services Ouest, plus axée sur l’installation et la maintenance. Cette dernière est en plein déve- LE FABRICANT ET INSTALLATEUR D’ÉOLIENNES VIENT D’INAUGURER DE NOUVEAUX LOCAUX PRÈS DE NANTES. Côté terre  Enercon soigne sa logistique loppement et vient d’ailleurs d’inaugurer de nou- veaux locaux. "Nous comptons 160 salariés sur les régions Bretagne, Pays de la Loire et Nouvelle Aquitaine, poursuit Yoann Payelleville. Nous installons environ une cinquantaine de machines par an pour un total de 950 mégawatts Enercon possède son propre navire, E-ship 1 , pour livrer ses produits partout dans le monde. © GJan Oelker/Enercon EN BREF Saipem : l'éolien flottant suscite l'intérêt Saipem vient d’effectuer plusieurs semaines de test dans le bassin de génie océanique de l’école Centrale de Nantes. L’objectif : reproduire les conditions de mer (vent, houle, courants…) les plus éprouvantes pour en mesurer l’impact sur une future éolienne. La stabilité constitue en effet une problématique forte en matière d’éolien flottant. Si l’ouvrage se comporte comme un bouchon balloté par les vagues, la production s’en ressent fortement. Les tests nantais ont été réalisés sur une maquette de plus de 3 mètres de hauteur, placée sur un flotteur hexagonal semi-immergé retenu par un contrepoids imposant. Plusieurs configurations de mer ont été envisagées, jusqu’aux plus extrêmes. Le flotteur est conçu pour pouvoir accueillir une éolienne de 12 MW et résister à des vagues de plus de 20 mètres de hauteur. L’entreprise Saipem, filiale du pétrolier italien Eni, fait le pari de l’éolien offshore et mise sur le flottant. à ce jour. Les mâts en béton sont produits en France et les pales en Allemagne, au Brésil ou au Portugal. Mais nous nous approvisionnons également en Suède en Pologne ou en Turquie." ■

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