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Un début de reprise du trafic portuaire

Pour l'année 2016, Nantes Saint-Nazaire Port enregistre un trafic de 25,5 millions de tonnes, supérieur à l'an passé. Ce résultat est notamment caractérisé par la montée en puissance des trafics rouliers et par le redémarrage du trafic de gaz naturel liquéfié.

Après 5 années de baisse consécutive, le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire renoue avec la croissance. La progression aurait été plus marquée si les activités portuaires n'avaient pas été perturbées par les mouvements sociaux nationaux contre la loi travail, en mai et juin 2016, au cours desquels de nombreuses escales de navires ont été annulées.

Les marchandises diverses affichent de bons résultats

Le trafic roulier repart à la hausse (+ 18 %), après une période de déclin consécutive à la suspension de l'autoroute de la mer entre Gijón et Montoir de Bretagne, en septembre 2014. L'année 2016 a été marquée par la mise en service d'un nouveau poste roulier et par la livraison de parcs. Le trafic est porté par les bons résultats de l'autoroute de la mer entre Vigo et Montoir de Bretagne. Il bénéficie également des flux de la ligne Milk Run Med, lancée en 2012 pour permettre le transport de colis aéronautiques entre les différents sites de production du bassin méditerranéen. Ouverte aux trafics tiers, la ligne est utilisée, notamment, par Renault Nissan et, plus récemment, par le constructeur de camions Scania, qui exporte depuis son usine de production d'Angers.

Dans un marché mondial du conteneur caractérisé par une demande atone, la chute des taux de fret sur les lignes entre l'Asie et l'Europe et la reconfiguration des armements, le trafic du terminal de Montoir de Bretagne se stabilise autour de 1,8 million de tonnes (Mt), soit 189 000 EVP (Equivalent Vingt Pieds).

Les vracs de construction en progression

Après une année 2015 exceptionnelle, les exportations de céréales baissent de 34 %, atteignant 1,3 Mt contre 1,9 Mt l'an passé, conséquence d'une mauvaise récolte l'été dernier. Le faible rendement et une qualité irrégulière ont pénalisé l'offre française, moins bien positionnée que les deux années précédentes pour répondre à la demande internationale.

Les importations de vracs solides destinés à l'alimentation animale s'établissent à 1,8 Mt, accusant une baisse de 16 % par rapport à l'an passé. Ce résultat est lié aux difficultés économiques rencontrées par les éleveurs du Grand Ouest, mais également à de nouvelles mesures règlementaires de stockage dans les silos portuaires. L'abondante récolte de céréales de l'année 2015 a également eu des conséquences sur l'importation d'aliments du bétail, les surplus ayant été utilisés dans les élevages.

Les vracs destinés à la construction et à l'industrie sont en progression. La reprise progressive du marché du bâtiment et des travaux publics se fait ressentir sur les importations de ciment et clinker (+ 14 %) ainsi que sur le trafic de sable de mer (+ 4 %). Les exportations de vracs de ferrailles de recyclage, à destination de la Turquie, du Maghreb et de l'Espagne augmentent de près de 6 %.

Le GNL repart à la hausse

Les flux énergétiques progressent de plus de 5 %. Après une année 2015 marquée par l'arrêt technique quinquennal de la raffinerie de Donges, les importations de pétrole brut ont augmenté de 12 %, portées par un faible prix du baril en début d'année. Le trafic d'hydrocarbures raffinés a reculé de 14 %.

Les importations de charbon ont subi une baisse de 30 %. Un hiver doux et la poursuite des travaux de modernisation de la centrale thermique de Cordemais ont freiné considérablement les besoins en combustible, même si un début de reprise s'est fait sentir en fin d'année 2016.

Le trafic de gaz naturel liquéfié (GNL) repart à la hausse et franchit, pour la première fois depuis 2012, la barre des 2 Mt. Le complexe industriel méthanier de Montoir de Bretagne a bénéficié du rééquilibrage des prix du GNL entre l'Europe et l'Asie, lié à un redémarrage progressif des centrales nucléaires du Japon et à une demande chinoise en baisse. L'émergence de nouveaux pays producteurs (Angola, Australie, Etats-Unis…) a par ailleurs élargi l'offre mondiale de GNL.

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