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Dragages dans l’estuaire : allier sécurité et respect de l'environnement

<dl><dt>Optimiser le maintien des profondeurs du chenal et des souilles pour permettre l’accès des navires à quai en toute sécurité. Tel est l’objectif des opérations de dragage menées par Nantes Saint-Nazaire Port. Avec un contrôle permanent des impacts sur le milieu naturel.
    
Port d’estuaire, le port de Nantes Saint-Nazaire est soumis aux conditions que lui impose le plus long fleuve français. Il doit sans arrêt faire face aux apports de sédiments, plus ou moins importants selon les conditions hydro-météorologiques. Le débit de la Loire, en moyenne proche de 860 m³/s, descend sous les 200 m³/s en étiage et peut parfois dépasser 5 000 m³/s en forte crue, faisant fortement varier les besoins d’évacuation des sédiments et les lieux d'intervention des engins de dragage.

« Notre rôle consiste à assurer l’accès des navires dans des conditions de sécurité maximale », souligne Olivier Barnabé, Chef du service accès nautiques. Pour réaliser ces opérations, Nantes Saint-Nazaire Port dispose de trois dragues. La drague aspiratrice en marche Samuel de Champlain, tout d’abord, qui vient d’être remotorisée pour fonctionner au gaz naturel liquéfié. </dt><dt></dt><dt>L'objectif est le suivant : éliminer les émissions d'oxyde de soufre et de particules fines et limiter les émissions d'oxyde d'azote et de CO2. La drague, appartenant au GIE Dragages Ports qui en assure la maintenance, réalise 60 % de ses opérations sur l’estuaire de la Loire, le reste étant effectué sur la Seine entre Rouen et Le Havre.</dt></dl>

 

Réunions mensuelles

Nantes Saint-Nazaire Port possède deux autres dragues. La drague André Gendre, tout d’abord, une drague aspiratrice stationnaire intervenant principalement au niveau des postes à quai. Grâce à un bras articulé (élinde) placé sur le fond, elle aspire les sédiments et les refoule dans le flux du chenal de navigation où ils seront potentiellement repris par la Samuel de Champlain qui les évacue ensuite en mer, dans une zone d'immersion autorisée.

Enfin, le Milouin est une drague à injection d’eau à basse pression. Très maniable, elle opère dans les postes à quai, mais aussi dans les zones du chenal où les sédiments se sont accumulés de manière très localisée. En injectant de l’eau, elle supprime la cohésion des sédiments et permet leur entraînement par les courants.

« Nous organisons des réunions mensuelles avec la capitainerie et les Pilotes de Loire pour définir des priorités par rapport aux trafics attendus », poursuit Olivier Barnabé. Le volume total de sédiments dragués représente en moyenne 6,5 millions de m3 par an.

Dotation en hausse

En France, l’État prend officiellement en charge les coûts liés aux dragages, mais aussi ceux de certains ouvrages portuaires ou de protection contre la mer. Pour Nantes Saint-Nazaire, cela concerne le dragage du chenal jusqu’à Nantes, mais aussi celui de certains ouvrages mobiles de l’avant-port de Saint-Nazaire. De 2005 à 2017, Nantes Saint-Nazaire Port a touché en moyenne 10,9 millions d’euros, représentant un taux de couverture d’environ 60 %. En 2018, la dotation de l’État a connu une forte hausse pour s’élever à 17,6 millions d’euros. Cela correspond à une volonté politique d’aider les ports, grâce notamment aux recommandations du Comité interministériel de la mer.

<dl><dt style="text-align:justify; text-justify:inter-ideograph; border:none; padding:0cm">Draguer mieux</dt><dd></dd>

Le dragage et l’immersion des matériaux dragués sont soumis à une autorisation inter préfectorale visant à encadrer et évaluer l’incidence de ces actions sur l’environnement estuarien et marin. De nombreuses études permettent un suivi précis, notamment, de la quantité et de la qualité physico-chimique et bactériologique des sédiments dragués et immergés ainsi que de la bathymétrie du chenal, des souilles et de la zone d’immersion. « Nous définissons ainsi des cotes maximales à ne pas dépasser sur nos sites d’immersion comme celui de la Lambarde, précise Lucie Trulla, Responsable du service transition énergétique et écologique estuarienne. Tout est mis en œuvre pour réduire l'impact sur l'environnement et optimiser nos opérations de dragage. En clair : draguer mieux… »

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