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Pour l’exploitation des éoliennes en mer, le lamanage se positionne

L’exploitation des futurs champs éoliens offshores de Guérande et de Noirmoutier va nécessiter la construction de navires de liaison. La société de lamanage Huchet-Desmars, qui arme déjà un navire pour l’éolienne flottante Floatgen, se positionne sur ce nouveau marché.

Par définition, les futures éoliennes offshore seront situées sur des zones exposées au vent… et à la houle. Les navires chargés de transporter des équipes, mais aussi du matériel, devront pouvoir résister à cette houle pour accoster au pied des mâts. La société de lamanage Huchet-Desmars possède déjà un de ces Crew Transfert Vessels (CTV) par l’intermédiaire de sa filiale Atlantique marine services.

« Ce navire sort des chantiers navals Allais, à Cherbourg, note Rodolphe Bodineau, Directeur adjoint de la société de lamanage. Il est construit sur le modèle des surfers exploités pour les champs pétroliers d’Afrique de l’Ouest.»

Opérationnel depuis juin 2017, le navire est chargé de ravitailler l’éolienne flottante Floatgen, la première machine offshore installée au large des côtes françaises. « Au début, il a fallu aménager le navire pour ravitailler l’éolienne en gas-oil. L’éolienne n’était pas autonome et ne pouvait pas produire sa propre énergie. Elle en avait besoin pour orienter ses pales, alimenter ses systèmes ou encore assécher l’intérieur de la structure. Aujourd’hui, il sert surtout à transporter les techniciens sur place pour assurer la maintenance.»

Anticiper les décisions administratives sur l'éolien offshore

Membre du cluster Neopolia pour les EMR et la marine, et forte de son expérience acquise sur Floatgen, l’entreprise se positionne aujourd’hui sur les futurs champs éoliens offshore. Mais, comme l’ensemble de la filière, ses responsables attendent que la situation se décante.

«Pour l’instant, nous essayons d’anticiper pour être prêts quand les décisions administratives tomberont, souligne Rodolphe Bodineau. Il faut du temps pour construire un bateau. Je suis en relation avec plusieurs chantiers navals pour définir les caractéristiques des futurs navires. Mais il est difficile d’aller plus loin, puisque nous devrons quoi qu’il arrive répondre à des appels d’offres et prendre en compte les cahiers des charges des clients.»

Retrouvez l'intégralité du dossier consacré aux énergies renouvelables dans le magazine 95

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