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Travaux de conversion en cours pour la Samuel de Champlain

Le chantier de remotorisation au gaz naturel liquéfié (GNL) de la drague Samuel de Champlain avance à grands pas. Les nouveaux moteurs et les cuves sont déjà en place. Les premiers tests seront effectués en début d'année 2019.

Les travaux ont débuté le 8 octobre, dès son arrivée à Dunkerque. Le GIE Dragages-Ports, propriétaire de la drague aspiratrice en marche, et maître d'œuvre du chantier, a confié ces travaux à la société DAMEN Shiprepair & Conversion. Les anciens moteurs ont été retirés le 18 octobre pour laisser place, une semaine plus tard, au nouveau système de production d’énergie électrique du navire : trois groupes électrogènes dual-fuel MAN 6L35/44DF. Cette étape s'est poursuivie début novembre par l'installation des cuves fabriquées par Cryonorm.

Après remise en eau, le transfert du navire vers un quai de réparation navale aura lieu le 28 novembre. Le redémarrage des installations doit débuter fin novembre, tandis que la mise au point des nouveaux équipements se poursuivra jusqu’à fin janvier 2019, sous le contrôle du GIE Dragages-Ports, avec l’appui de l’équipage de la drague.

En attendant que la Samuel de Champlain soit de nouveau opérationnelle, la drague Breydel, de la Société de Dragage Internationale – SDI (groupe DEME), va officier dans l'estuaire de la Loire à partir du 20 novembre alors qu’elle intervient déjà dans l’estuaire de la Seine.

Construite en 2002, la Samuel de Champlain est la plus importante drague de la flotte du GIE Dragages-Ports avec ses 117 m de long, 24 m de large et 8 m de tirant d’eau maximum pour une capacité d’emport de 8 500 m3. Armée par Nantes Saint-Nazaire Port, elle opère 60 % du temps sur l’estuaire de la Loire et 40 % sur l’estuaire de la Seine.

Cette opération de remotorisation au GNL d'une drague est une première mondiale. Cette évolution permettra d'atteindre une réduction importante des émissions polluantes et notamment la quasi élimination des émissions d'oxydes de soufre et de particules fines. Elle s’inscrit dans le cadre d’un projet européen plus vaste dénommé « S/F SamueLNG » qui lui a valu le soutien financier de l’Union Européenne via le dispositif du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE).


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