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A Nantes, on a manutentionné un dragon !

dragon nantesNantes a son symbole, l'éléphant, Calais aura bientôt son dragon ! La Compagnie La Machine a une nouvelle fois fait des merveilles en fabricant un colosse de bois et d'acier de 72 tonnes, 15 mètres de haut et 25 mètres de longueur. Un gabarit hors norme qu'il a fallu acheminer à 600 kms des Nefs de l'Ile de Nantes, son lieu de naissance.

La solution maritime apparaît alors comme une évidence. "Le directeur technique de la Compagnie, que nous connaissons bien, nous a fait part de son projet. Nous l'avons accompagné et nous avons étudié ensemble les possibilités pour charger et transporter ce colis hors du commun, précise Bruno Lamare, directeur de l'agence nantaise de Sogebras, en charge de l'organisation des opérations portuaires avec l'aide de Sea Invest Nantes pour la consignation et de Nantes Manutention. Une solution sur-mesure est trouvée. Les roues sont démontées. Des points d'ancrage sont spécifiquement ajoutés sur le dragon par les équipes de La Machine. La bête quitte les nefs en convoi exceptionnel mardi 8 octobre, à 22 h pour gêner le moins possible la circulation routière. A une vitesse de 4 km/h, il lui faut presque deux heures pour parvenir à destination, sur le site portuaire de Cheviré aval. L'Antwerp, navire armé par la société paimpolaise AMO, est à quai au poste 3, prêt à accueillir ce passager si particulier. La manutention est prévue deux jours plus tard. Il est 8 heures, ce mercredi 9 octobre. Tout le monde est en place - grutiers, dockers, technicien de maintenance, électricien, affréteur du navire, techniciens-soudeurs de la Compagnie, sous le regard attentif du coordinateur des opérations et des représentants de La Machine.

"Ce n'est pas tous les jours qu'on charge un dragon"

" Pour ce type de colis lourd, on procède de la même manière que pour la manutention des pales d'éoliennes, c’est-à-dire en jumelage. Le corps du dragon était trop long et trop lourd pour n'utiliser qu'une seule grue, explique Alain-Charles Ruaux, responsable d'exploitation de Nantes Port Terminal, filiale de Nantes Saint-Nazaire Port, qui opère les terminaux de Cheviré. Deux grutiers sont aux commandes et travaillent en parfaite synchronisation pour bien répartir la charge". "Nous sommes en liaison radio entre grutiers et  avec les dockers, sur la même fréquence, pour être bien coordonné dans les mouvements", raconte Marceau Guiheneuf, l'un des deux grutiers mobilisés. Il le sait, cette opération est exceptionnelle et s'estime privilégié "d'être là-haut" pendant ce chargement. Il fait des envieux auprès de ses collègues. "Quand j'ai appris que j'allais être mobilisé, j'étais super content ! Ce n'est pas tous les jours qu'on charge un dragon." 

Il faut une 1 h 30 pour effectuer l'opération de chargement répartie en trois phases : le corps d'abord, puis la queue et enfin la tête. A terre, on immortalise l'instant. "Il y a quand même une grande part d'émerveillement", reconnaît Bruno Lamare, fier, comme tous les partenaires de l'opération, de faire partie de cette aventure !

Six heures seront ensuite nécessaires aux soudeurs des machines pour arrimer le dragon aux stoppeurs (sorte d'IPN) positionnés dans la cale du navire, et d'éviter ainsi qu'il ne bouge pendant le trajet. Le voyage s'est déroulé sans encombre. Le navire est arrivé samedi 12 octobre au port de Calais. Le dragon, une fois réassemblé, déambulera pendant trois jours, du 1er au 3 novembre, dans les rues de la ville avant d'élire définitivement domicile dans les Hauts de France.

Contacts Sogebras Bruno Lamare – Sea Invest Nantes Thierry Miché – Nantes Port Terminal Alain-Charles Ruaux

 

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