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Les Abeilles 44 se lancent dans l’happy culture

Les AbeillesL’ancien bâtiment des remorqueurs de l’Union des remorqueurs de l’Océan (URO), devenu Les Abeilles, puis Boluda, au 3 rue de l’Écluse à Saint-Nazaire, retrouve une seconde jeunesse. Le lieu mêle désormais hébergement et activité culturelle sous l’impulsion du projet artistique de Laëtitia Cordier.

Le grand bâtiment blanc fait face à l’écluse et offre, au-delà de la capitainerie, une vue unique sur la baie de Saint-Nazaire et son estuaire. Filant la métaphore maritime, Laëtitia Cordier nomme cette partie "le château", en référence à celui d’un navire, la cour représentant le "pont" et le hangar attenant, la "salle des machines", puisque c’est là que l’URO réparait les moteurs des Abeilles.

Racheté par la Ville après le départ des remorqueurs, le bâtiment n’avait plus d’occupants depuis une dizaine d’années. "Nous avons répondu à l’appel d’offres lancé par la mairie pour lui redonner vie et animer le quartier du Petit-Maroc. L’appel stipulait que l’activité devait être orientée vers l’hébergement", explique Laëtitia Cordier. Cette dernière, diplômée en arts graphiques, coordonne et réalise des actions artistiques, pédagogiques et culturelles, aux côtés des différents acteurs des villes (politiques, sociaux, scolaires).

Afin de redonner vie aux locaux des Abeilles, elle s’est associée avec Franck Hamon pour présenter un projet… et remporter l’appel d’offres. Franck Hamon, déjà propriétaire de l’espace créatif "Le Garage", près des Halles en centre-ville, s’est porté acquéreur du bâtiment en février 2017, l’association les Abeilles 44 étant locataire.

"Comme une grande maison"

La priorité était alors de le rénover pour pouvoir recevoir rapidement les premiers résidents, et ainsi s’assurer une viabilité économique. En juin, les locaux (deux appartements, quatre chambres ainsi qu’un dortoir) étaient disponibles.

Une ancienne malle-cabine sur le palier, des meubles qui rappellent la Compagnie des Indes, un globe terrestre… La décoration, chinée par Laëtitia Cordier, est une invitation au voyage. Le rez-de-chaussée, lui, accueille des bureaux et le "messroom" pour les résidents. Posé dans un coin, un lourd coffre-fort témoigne de l’activité passée du lieu. "Il contenait la paie des salariés de l’URO. Il est fermé et nous n’avons pas la clé. Il renferme peut-être un trésor, plaisante Laëtitia Cordier. Le “château” ne fonctionne pas vraiment comme un hôtel. C’est comme une grande maison."
Mais le projet des Abeilles 44 ne s’arrête pas à l’aspect logement. "Nous allons proposer une offre mêlant hébergement et activités culturelles en aménageant le hangar comme espace de croisement, de rencontres, où se superposent disciplines et public en référence à l’hydrologie fluctuante du fleuve", détaille Laëtitia Cordier.

Artistes en résidence

"Dans notre hangar, nous disposons d’une surface de 200 m² au sol, sur plusieurs niveaux, explique Laëtitia Cordier. Les futurs usages ne sont pas encore totalement arrêtés, mais nous ne manquons pas de propositions. Des artistes en résidence dans des domaines transversaux (danse, théâtre, vidéo, numérique…) pourraient investir les lieux et venir à la rencontre des habitants. Comme nous nous situons au croisement des parcours Loire à vélo et Vélodyssée, nous nous orientons vers une “station services accueil” pour cyclistes. La mezzanine, elle, invitera à la lecture, à la réflexion… L’idée est de créer un lieu de rencontre, plutôt familial dans la journée et orienté spectacle le soir. Je pense qu’il manque encore ce genre d’endroit à Saint-Nazaire."



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